dimanche 5 juillet 2009

Le stress lié à la pédagogie

Le stress peut aussi s'installer dès le début de la vie. Nos méthodes pédagogiques et nos écoles en génénal, véhiculent aussi des modes pressions que certains enfants ne supportent plus. On s'éloigne du jeu, les enfants n'ont plus le temps de "s'ennuyer", car leurs activités sont encadrées. Où sont les rêveries faites sur le chemin des écoliers qui permettaient aux enfants d'intégrer une large part de rêve dans leur vie ?
En réaction, beaucoup sont scolarisés à la maison avec des résultats variés selon les parents qui s'en occupent et selon le projet à la base de ce choix.

Dans le livre, "libres enfants de Summerhill", A. Neill a proposé (dans les années 70) une autre façon de voir la scolarisation à travers une vie communautaire. Il a intégré les enfants à chaque stade de décisions et dans tous les aspects de la gestion d'une vie de groupe. On retrouve aussi beaucoup de points communs chez l'équipe de la Neuville, l'école selon Françoise Dolto.

Pour A. Neill, il faut répondre aux besoins des enfants mais non essayer de les "dresser" selon un modèle:
« Tu peux donner aux enfants ton amour, mais non tes idées. Tu peux enfanter leur corps, mais non leur âme. Tu peux essayer de devenir comme eux, mais tu ne peux pas exiger qu'ils deviennent comme toi, car la vie est projet et non retour vers le passé. »
(page 15)

"La seule guérison à laquelle on doive travailler, c'est celle du mal de l'âme (le siège des émotions). Un enfant difficile est un enfant qui est malheureux. Il est en guerre contre lui-même et par contrecoup avec le monde entier. L'adulte difficile est logé à la même enseigne. .... Tous les crimes, toutes les haines, toutes les guerres peuvent être ramenés au mal de l'âme. "
(page 20)

"Si nous voulons admettre que l'enfance est le temps du jeu, comment nous, adultes, réagissons-nous devant ce fait ? Nous l'ignorons. Nous l'oublions complètement -parce que pour nous le jeu est une perte de temps...- Les maux de notre civilisation sont dus au fait que l'enfant ne joue jamais assez. En d'autres mots, l'enfant est élevé en serre et il devient adulte longtemps avant l'âge. L'attitude de l'adulte envers le jeu est arbitraire... Si l'enfant était libre d'établir un emploi du temps, il donnerait plus de place au jeu et beaucoup moins aux leçons..."
(page 95).


"Libres enfants de Summerhill" de Alexander S. Neill, Ed. La Découverte, Paris 2004.
Première publication, François Maspero, 1971

publié par stop au stress

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire