jeudi 26 mars 2009

Les études du cerveau en méditation






Les ondes du cerveau




"Pour tenter de comprendre ce qui rend cette méditation si spéciale, nous nous sommes tournés vers une technologie sophistiquée d'imagerie du cerveau. Nous avons utilisé la technique du QEEG (Quantitative Electro Encephalo Gram) pour mener à bien une étude pilote sur des méditants avancés en sahaja yoga. Nous avons obtenu des résultats intéressants. Cette technique (QEEG) fournit des cartes bi-dimensionnelles des changements électriques qui se passent dans le cerveau quand le méditant entre et se maintient en état de méditation. Notre étude a été conduite sur un petit groupe de méditants auxquels nous avons demandé de méditer tout en portant un casque QEEG conçu pour enregistrer les minuscules signaux électriques produits par le cerveau.
Nous leur avons demandé de s'asseoir en silence pendant quelque temps, puis de commencer à méditer et de signaler le moment où ils avaient atteint l'état de méditation appelé "conscience sans pensées." Les découvertes ont été fascinantes : des changements considérables de l'activité des ondes du cerveau, qui devinrent plus intenses au fur et à mesure qu'ils méditaient, sont apparus chez les trois méditants.
Tout d'abord une activité intense "d'ondes alpha" s’est produite. Les ondes alpha sont associées à la relaxation et sont considérées comme étant bénéfiques. En fait, on a observé une activité alpha dans de nombreuses formes de méditation. La chose remarquable, dans ce cas-ci, est qu’à partir du moment où les méditants ont signalé qu'ils étaient entrés dans un état de silence mental ou de "conscience sans pensée", une autre forme d'ondes est apparue qui impliquait des "ondes thêta" et étaient spécialement centrées sur la ligne médiane, à l'avant et au sommet du cerveau.
Au moment précis où l'activité thêta est devenue importante, les méditants ont signalé qu'ils étaient entrés dans un état de silence mental complet en "union" avec le moment présent, un état qui caractérise l'expérience de méditation de sahaja yoga.
Dans cette étude pilote, plusieurs particularités remarquables méritent une investigation plus approfondie.


Premièrement, très peu de techniques de méditation ont mis en évidence des changements importants au niveau des ondes thêta. Ceci indique que la technique Sahaja Yoga a probablement une action exceptionnelle sur le cerveau. Sur plusieurs douzaines d’études publiées dans la littérature scientifique, nous n'en avons trouvé qu'une seule autre qui montrait des changements de même nature. Cette étude avait été faite sur un groupe de moines Zen japonais.



Quand leur expérience méditative s'intensifie, les pratiquants de sahaja yoga déclarent souvent qu’ils sentent que les chakras (centres d'énergie) dans leur tête s'ouvrent. Ils affirment que cette expérience est l'essence de la vraie méditation et que, seul un très petit nombre de techniques de méditation permettent aux gens d'accéder à cette expérience de manière rapide et répétée. Le fait que l'activité thêta est relativement peu habituelle et qu'elle apparaît au même moment que l'expérience racontée par les méditants, suggère qu'il y a quelque chose d'unique et d'authentique dans ce que revendique la méthode de sahaja yoga.



Deuxièmement, il est très significatif de constater que les changements observés dans les images du cerveau se passent au moment même où les méditants rapportent qu'ils expérimentent l'état méditatif. Ceci suggère que la méthode des QEEG rend possible l'étude directe des états de consciences mystiques. Le fait que ces changements s’opèrent en quelques minutes et non en plusieurs heures, suggère qu’il s’agit d’un processus relativement facile ou spontané (comme suggéré par le nom de la technique, "sahaja", un terme sanskrit qui signifie facile, naturel, spontané).
Troisièmement, l'activité thêta apparaissant chaque fois sur la ligne médiane de la partie avant et supérieure de la tête, suggère que des structures profondes du cerveau sont activées, probablement à l’intérieur du système limbique, qui est responsable des nombreux aspects de nos expériences subjectives, comme l'émotion et l'humeur. Il n'est donc pas surprenant que la méditation, qui est traditionnellement associée à des états de béatitude, puisse impliquer cette partie du cerveau.



Quatrièment, les deux aires d'activité thêta coïncident avec les deux principaux chakras que la tradition yogique situe dans le cerveau. Le chakra du front, appelé "agnya" ou "troisième œil" est situé au milieu du front et correspond à l’emplacement de l'axe hypothalamo-pituitaire, alors que le chakra au sommet de la tête est nommé "sahasrara" ou "chakra de la couronne" et est traditionnellement associé au système limbique."
Traduction de l'article "Researching Meditation : Clinical applications in healthcare" par le docteur Ramesh Manocha, diplômé en médecine de l'Université de New South Wales. Il est praticien au Royal Hospital for Women à Sydney depuis de nombreuses années et y a démarré un programme de recherche sur les applications médicales de la méditation – Cet article a été publié dans "Diversity magazine", vol 2, n°5 – de juin 2001.

publié par stop au stress

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